Atelier-Musée du Chapeau Chazelles-sur-Lyon 42140
Exposition "les Amies de Marie Mercié" au Bon Marché du 09 avril au 08 mai 2008
Dossier
de presse de l'exposition
| Avec son père naturaliste, Marie Mercié allait à la chasse aux papillons en forêt de Fontainebleau. Elle en a gardé un goût certain pour les insectes et autres araignées qui ornent ses chapeaux, comme cet extravagant couvre-chef tarentule porté par Katell Desnos. La célèbre modiste, qui officie depuis vingt et un ans rue Saint-Sulpice, à Paris, a mis en scène ses bibis, sous l'objectif de la photographe Anne Roman, sur une vingtaine de femmes "brillantes, actives, de tous les âges", connues, comme l'écrivaine Eliette Abécassis, la créatrice Chantal Thomass, ou en passe de le devenir, comme Maia Liaudois, étudiante en art dramatique, coiffée d'un coquillage en sisal. Marie Mercié fait table rase des conventions, à la manière des dadaïstes, et il faut un certain culot pour choisir certains de ses beaux chapeaux, des corolles zoulou en paille aux bicornes en grillage. Florence EVIN ( Le Monde 02/04/2008 ) |
|
Marie MERCIÉ, styliste-modiste
Exposition à l’Atelier-Musée du Chapeau
du 17 mai au 28 septembre 2008
|
L’Atelier-Musée du Chapeau accueille Marie Mercié, célèbre styliste-modiste parisienne, qui a contribué au renouveau du chapeau depuis une vingtaine d’années. A travers une sélection de ses chapeaux, l’exposition mettra en avant la démarche créative de cette modiste. Des prototypes seront présentés, inspirés par ses héroïnes : Audrey Hepburn, Alice au Pays des Merveilles, la Fée Clochette… une belle invitation pour découvrir et partager l’univers de Marie ! |
Toque–perruque « poussin » recouverte de minoches teintes dans les dégradés de vert, beige et bleu, créée pour le « jardin imaginaire », exposition au Bon Marché en 1996. |
Cloche en feutre taupé chamois orné d’un large nœud et d’un panache de plumes d’autruche dressé. Collection « pied de nez », a participé au défilé de la Samaritaine en 2001. |
Passionnée par la mode depuis son enfance, Marie Mercié envahit la demeure familiale de dessins. En 1987, elle « entre dans le chapeau », sur un coup de tête, après avoir été journaliste et plasticienne. Elle rencontre Antony Peto. Ensemble, ils montent leur premier magasin à Paris, rue Tiquetone, devenu depuis le fief du chapelier Antony Peto. Marie Mercié s’installe ensuite rue Saint-Sulpice dans le 6ème arrondissement. En 2001, tous deux ouvrent une boutique au cœur de Londres. Les chapeaux de Marie Mercié sont également vendus partout en Europe, au Japon et aux Etats-Unis. Ses créations sont à la fois sages et pleines d’extravagance. Elle crée des chapeaux portables et drôles. Dès 1989, elle met en scène ses créations qui deviennent héroïnes d’un scénario imaginé par elle : « Zoulous-Papous » en 1989, « Nous irons au paradis » en 1990, jusqu’à « Pied de nez » en 2001. Elle a également présenté, pour le Bon Marché, un jardin imaginaire représentant les quatre saisons symboliques des quatre temps de la vie. Elle est l’auteur de deux ouvrages « Voyages autour d’un chapeau » en 1990, et « Chapeaux secrets » en 2003.
|
|
Entourée de modistes, Marie Mercié s’efforce de moderniser les techniques traditionnelles. Elle aime faire des expériences sur de nouveaux matériaux et a mis au point un style qui lui est propre, permettant d’identifier facilement ses créations. On peut véritablement parler de « patte Marie Mercié ». Elle utilise des matières très contemporaines, innovantes. Elle les mixe, les juxtapose. Elle explique : « il n’y a pas de plaisir à transgresser si on ne connaît pas les codes. Je n’aime pas le chapeau de circonstance. Le chapeau est pour moi un objet ludique, quotidien et protecteur. Il va à toutes les têtes, c’est juste une question de choix ! ».
|
Création Marie Mercié, 1998. |
photos : Daniel ULMER