Dossier Presse

ATELIER-MUSÉE DU CHAPEAU

 

Dossier de Presse

CONTACT : Jean-Christophe SÉBERT – tél. 04 77 94 23 29
                                                                     fax. 04 77 54 27 75
                                                                
mchapeau@museeduchapeau.com

     

S O M M A I R E

CHAZELLES/LYON et la tradition chapelière

L’ATELIER-MUSÉE DU CHAPEAU

LE PATRIMOINE MIS EN VALEUR 

UN LIEU VIVANT ET ATTRACTIF 

UN CENTRE DE FORMATION

DES SERVICES POUR LE PUBLIC 

ANNEXES

CONDITIONS DE VISITE 

PROGRAMME D’ACTIVITÉS 

PROGRAMME DU CENTRE DE FORMATION 

POINTS DE REPÈRE 

OUVRAGES DE RÉFÉRENCE 

CHAZELLES-SUR-LYON

Quatre siècles de tradition chapelière...

Chazelles-sur-Lyon, petite ville des Monts du Lyonnais, située à cinquante kilomètres de Lyon et trente de St-Etienne, a connu plusieurs siècles de prospérité grâce à la chapellerie de feutre de poil (lapin domestique, garenne et lièvre)

La légende situe l’implantation de la fabrication du feutre à la période des Croisades. D’après les sources historiques connues, elle remonterait au moins au XVIème siècle.

Le milieu du XIXème siècle marque la fin de la période artisanale et des petits ateliers et amène l’essor industriel de la ville grâce à la mécanisation de certaines phases de la fabrication.

Au début du XXème siècle, Chazelles-sur-Lyon connaît son apogée et devient la principale cité de production du chapeau de feutre de luxe en France (28 usines et 2 500 ouvriers en 1930). Sa renommée dépasse les frontières avec des marques tels que FLÉCHET, FRANCE, MORRETON.

L’évolution de la mode d’après-guerre porte un coup fatal à cette industrie, dont le dernier représentant à Chazelles, et en France, a fermé ses portes en 1997. Un projet de relance d’activité est actuellement à l’étude.

Alors, quoi de plus naturel pour cette ville que de conserver, à travers un lieu-phare, la mémoire de ce riche passé ?

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L’ATELIER-MUSÉE DU CHAPEAU

Ni cimetière à chapeaux, ni réserve de chapeliers, il est ouvert à la jeune création et valorise l’activité chapelière d’aujourd’hui.

C’est à l’initiative d’une association type Loi 1901 que l’on doit la création du " Musée du Chapeau " en 1983. Il est implanté sur 1.500 M2 de l’ancienne chapellerie Jules BLANCHARD, jadis renommée pour ses melons d’une très grande légèreté.

D’abord lieu de mémoire, il est progressivement devenu un lieu de référence pour les créateurs et un outil de développement territorial. C’est ainsi qu’il s’est transformé en " Atelier-Musée du Chapeau ".

Adhérent à la Fédération des Ecomusées et Musées de Société et au Club du Tourisme Industriel Scientifique et Technique Rhône-Alpes, l’Atelier-Musée du Chapeau est le seul en France, dans sa thématique, à posséder des collections contrôlées par la Direction des Musées de France. Il entretient des relations avec les autres musées européens œuvrant sur la même thématique (Italie, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Portugal).

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LE PATRIMOINE MIS EN VALEUR

► LES TECHNIQUES ET LES HOMMES

L’implantation dans une ancienne chapellerie, dominée par son imposante cheminée de briques, exprime un choix. Au-delà des produits, des machines et des techniques, c’est la présentation de toute une activité humaine, fondatrice de cette ville, tant au niveau économique, social que culturel.

La chapellerie de feutre y tient une place importante avec toute la chaîne opératoire du poil de lapin au chapeau de luxe.

D’autres métiers annexes ou complémentaires y sont également présentés à travers des ateliers d'époque et des reconstitutions :

è l’histoire du formier Robert MOUREAU, qui a cessé son activité en 1975, est racontée à travers son atelier minutieusement réinstallé avec : machines, gouges, ciseaux à bois, et jusqu'à l'odeur du tilleul, utilisé par cet artisan pour exécuter les moules nécessaires à la mise en forme du chapeau

è l’atelier et le salon de la modiste sont fidèlement reconstitués et évoque le talent des " petites mains " de la mode

è la fabrication du chapeau de paille est représentée à travers des machines à coudre, échantillons, archives, photos... de la Maison Paul BONNET de Montbrison (fournisseur, à l’époque, des canotiers de Maurice CHEVALIER)

è la dorure sur cuir et la cartonnerie constituaient également des activités locales.

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LA MODE D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Loin de se limiter au feutre qui a fait la gloire de Chazelles-sur-Lyon, les collections abordent chronologiquement et thématiquement le couvre-chef féminin et masculin du XVIIIème siècle à nos jours.

Des chapeaux ecclésiastiques, des coiffures coloniales civiles, militaires, de grands cuisiniers (Bocuse, Troisgros, Oliver...), sans oublier des couvre-chefs authentiques portés par des femmes et hommes célèbres : Grace Kelly, Marie Curie, Maurice Chevalier, Fellag, Fernandel, Les Frères Jacques, Antoine Pinay, François Mitterrand, Gaston Defferre, Jacques-Yves Cousteau... offrent un large panorama.

Un don récent de la maison HERMÈS a encore enrichi des collections qui comportent des pièces des maisons PACO RABANNE, NINA RICCI, BALENCIAGA, DIOR, GIVENCHY, LANVIN, LAROCHE, et une série unique de chapeaux des années 1970 de la maison PIERRE CARDIN.

Les expositions temporaires offrent la possibilité à de jeunes créateurs de faire connaître leur talent et sont l’occasion d’échanges avec d’autres musées de la mode et du textile.

L’Atelier-Musée organise tous les deux ans un concours international dont la dernière édition, en 2001, a réuni 124 participants de 16 pays et a bénéficié du soutien de la Maison HERMÈS. Le prochain aura lieu en 2003.

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UN LIEU VIVANT ET ATTRACTIF

Plusieurs niveaux de lecture sont proposés pour voir, sentir, toucher, entendre.

Une muséographie moderne a été adoptée : ateliers minutieusement reconstitués, films vidéo sur la fabrication, diaporama sur les aspects sociaux envisagés dans leur quotidien, machines en fonctionnement, photos de gestes et savoir-faire, juke-box diffusant des chansons sur le thème du chapeau.

Des visites commentées, des démonstrations quotidiennes de mise en forme du feutre à la vapeur et la possibilité d’essayer des chapeaux en font un lieu ludique de mise en valeur du patrimoine local et national.

Créé en 1986 à l'initiative du conservateur du musée et d'un collectionneur parisien, un club, intitulé "Chapeau Passion", a vu le jour. Il regroupe environ 170 membres, collectionneurs, porteurs ou créateurs, passionnés par cet accessoire. Le Club organise rencontres et échanges. Il publie un bulletin et prépare un dictionnaire encyclopédique du couvre-chef.

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UN CENTRE DE FORMATION POUR TRANSMETTRE

La tradition des métiers se perpétue et s’enrichit à travers la transmission des savoir-faire.

Dans la continuité de générations de chapeliers qui ont toujours fait de la formation un atout majeur pour la qualité de leurs produits, l’Atelier-Musée s’oriente vers la conservation active et la transmission des savoir-faire du chapeau.

Des stages professionnels de formation sont dispensés tout au long de l’année. Durant quelques jours ou parfois plusieurs semaines, ils abordent différentes techniques : chapeau de spectacle, feutrage manuel, chapeau coupé-cousu, garniture…

Officiellement reconnu en 1998, le centre de formation s’appuie sur l’expérience d’enseignants confirmés et l’intervention ponctuelle de chapeliers retraités. Il reçoit des stagiaires français et étrangers, débutants ou expérimentés, qui viennent découvrir ou approfondir leurs connaissances des métiers de modiste et de chapelier.

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DES SERVICES POUR LE PUBLIC

Un centre de documentation spécialisé sur le thème chapelier est accessible aux étudiants, professionnels et chercheurs. Il comprend : ouvrages, revues de mode, photos d'archives, publicités...

Une boutique permet aux visiteurs de trouver les chapeaux réalisés dans le cadre de l’atelier de production intégré. Il est même possible de commander des créations sur mesure pour des occasions spéciales (Ste Catherine, mariages, fêtes,…).

Le public scolaire se voit proposer des ateliers de feutrage manuel, ou comment réaliser un petit tapis ou une balle avec des laines de couleurs, un peu d’eau tiède et beaucoup d’application.

Un jeu du petit chapelier, destiné aux 7-12 ans leur permet une découverte active de l’atelier-musée avec en récompense un diplôme du petit chapelier très apprécié.

Un site internet dédié permet au public d’avoir une information très complète et à jour sur les événements et le contenu de l’atelier-musée : www.museeduchapeau.com

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A N N E X E S

 

CONDITIONS DE VISITE

F ATELIER-MUSÉE OUVERT TOUTE L’ANNÉE

tous les jours de 14 h à 18 h (sauf mardi)

en juillet/août et vacances zone A : ouvert aussi le mardi

les dimanches et jours fériés : 14h30 à 18h30

F VISITES GUIDÉES TOUS LES JOURS

F DÉMONSTRATIONS DE CHAPELIERS
tous les jours + trois premiers dimanches du mois

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PROGRAMME D’ACTIVITÉS 2002-2003

EXPOSITION

DATES

CONTENU

 

CHAPEAU D’UN JOUR

 

26 mai

29 septembre 2002

Le chapeau, porteur de sens, prend une importance particulière dans certaines occasions de la vie sociale. Où l’on (re)découvrira la valeur symbolique du chapeau à travers : mariage, Sainte Catherine, courses hippiques, fêtes religieuses, publicité...

 

CHAPELIERS DE GUBEN

 

26 mai

29 septembre 2002

Trente œuvres photographiques noir et blanc réalisées en 1999 par Lorenz KIENZLE, photographe allemand, dans la dernière chapellerie de Guben.

BONNETS D’ENFANTS CHINOIS

 

20 octobre 2002

2 janvier 2003

Un ensemble exceptionnel de bonnets d’enfants représentatifs des différentes régions de Chine, prêt d'une collectionneuse taiwanaise, spécialiste et auteur d'un ouvrage sur le sujet.

 

METAMORPHOSES

18 mai

28 septembre 2003

Les lauréats sélectionnés du Concours biennal international de créateurs de chapeau sur le thème de la transformation des matières et des objets.

 

LE PARFAIT NEGOCIANT

novembre 2003

janvier 2004

Commerce et savoir-faire dans le Massif Central : des échanges internationaux. Exposition réalisée par le Musée de Retournac

 

CHAPEAUX SCULPTURES

novembre 2003

janvier 2004

BRUNO VINCENT, artiste lyonnais crée des sculptures vivantes à partir de végétaux qui peuplent des chapeaux.

ANIMATION

DATES

CONTENU

ATELIERS ENFANTS

ponctuellement toute l’année-

Pour 2002 : 3/01 15/02 12/04 11/07 21/08 30/10

1H30 d’atelier manuel pour créer avec des laines de couleurs, de l’eau et du savon, un petit tapis ou une balle en feutre.

Programme et conditions sur demande

STAGES ADULTES

ponctuellement toute l’année

programme et conditions sur demande

JOURNÉE DU PATRIMOINE

22/09 2002 tarifs réduits (gratuité pour les enfants) et animations

JOURNEE DES MUSEES          

04/05 2003 gratuité d’entrée et animations

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réf.

STAGE

Durée

DATES

 

M6

Moulage feutre

4 j

28-31 octobre 2002

F11

Feutrage de laine - accessoires

6 j

4-9 novembre 2002

 

M10

Accessoires de tête /paille cousue-main

2 j

3-4 janvier 2003

F10

Feutrage de laine - Initiation

2 j

30-31 janvier 2003

 

M3

Chapeau de spectacle

6 j

17-22 février 2003

M6

Moulage feutre

4 j

19-22 mars 2003

 

M5

Garniture & Parures de tête

5 j

14-18 avril 2003

M1

Paille Création

3 j

22-24 mai 2003

 

M8

Patronage coupé-cousu

5 j

7-11 juillet 2003

M11

Création de volume/type bardé

6 j

14-19 juillet 2003

 

M2

Sisal

3 j

21-23 juillet 2003

F10

Feutrage de laine - Initiation

2 j

25-26 septembre 2003

 

F11

Feutrage de laine - Accessoires

6 j

3-8 novembre 2003

T1

Teinture végétale de laine

2 j

10-11 novembre 2003

 

M9

Turban

5 j

12-16 novembre 2003

Le(s) chapeau(x) réalisé(s) durant les stages sont conservés par leur auteur.

PROGRAMME COMPLET SUR DEMANDE

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QUELQUES POINTS DE REPÈRE

DU POIL AU CHAPEAU :

Les poils de lièvres, de lapins domestiques et de garenne constituent la matière première utilisée à Chazelles pour le feutre de luxe, en opposition au feutre de laine plus ordinaire.

Les animaux ne sont pas abattus pour leur fourrure, mais d’abord pour leur viande. Le poil est tondu sur les peaux dans des couperies spécialisées qui fournissent chapeliers et ennoblisseurs de textile.

L’art du chapelier repose sur des connaissances spécifiques et de nombreuses phases de fabrication dont les principales sont :

- le soufflage : consiste à éliminer, par un procédé de ventilation, toutes les impuretés, dont le poil le plus grossier : le jarre. Le poil le plus fin et le plus léger est sélectionné par passage dans une longue machine en bois et en fonte. La matière première est alors prête à l’emploi.

- le bastissage : 100 grammes de poils sont projetés sur un grand cône de métal perforé, puis arrosés d’eau chaude. Ici naît la première forme dont la taille atteint environ 5 fois celle du futur chapeau.

- le semoussage : sous les mains du " semousseur ", et protégées par un drap de laine blanc, les cloches bâties sont roulées et frottées sur une table chauffante. Après 10 minutes, les poils commencent à s’agglomérer et la matière à prendre consistance. Ce premier feutrage amène une réduction d’environ 5 cm.

- le foulage : après 5 à 6 heures de passages répétés entre des rouleaux arrosés d’eau bouillante acidulée, les cloches se feutrent définitivement et se réduisent à 30 à 40 cm environ. Elles deviennent alors résistantes et imperméables, ce qui fait la grande qualité de ce matériau.

- la teinture : elle fait appel au " chimiste " qui, par dosage des colorants chimiques, obtient la nuance désirée dans toute la " tranche " (l’épaisseur) du feutre. L’opération est délicate car le feutre est devenu imperméable.

- les finitions : selon le travail effectué à la surface du feutre, différentes qualités peuvent être obtenues
. feutre ras : (feutre lisse) ponçage du feutre au papier de verre
. feutre flamand : (imitation fourrure) tirage du poil à l’aide d’une brosse métallique
. feutre taupé : (imitation velours) le poil est tiré à l’aide d’une peau de chien de mer, puis tondu.

- l’appropriage : après un premier étirage rudimentaire effectué par une machine, les cônes de feutre sont ramollis à la vapeur dans la " marmite " et formés à la main sur des moules de bois choisis selon les multiples exigences et les différentes " entrées " (tours de tête) de la clientèle.

- le bichonnage : permet grâce à l’action du fer à repasser de donner au chapeau son brillant et de parachever sa forme.

- le garnissage : consiste en la pose délicate de bordures, coiffes, cuirs et galons décoratifs.

Le cycle complet de production nécessite, encore aujourd’hui, de 9 à 12 jours.

LA FABRICATION DU CHAPEAU DE PAILLE :

La paille est reçue en France en écheveaux ou en cônes tressés. Elle provient généralement des pays asiatiques ou d’Amérique du Sud.

La paille en écheveaux est cousue à la machine. L’ouvrière s’aide alors d’une forme de bois lui permettant de se guider au fur et à mesure de l’avancée du travail.

Les cônes de paille tressée sont, quant à eux, formés soit sur presses mécaniques, soit manuellement sur forme de bois (comme le feutre).

L’ART DU FORMIER :

Le formier est l’artisan sur bois qui sculpte des blocs de tilleul en différentes formes, selon la demande des modistes ou des chapeliers.

C’est un métier d’art requérant quatre années d’apprentissage. Lorenzo Ré et Tino Ré, à PARIS, sont les derniers représentants de cette profession en France.

LA CRÉATION DE LA MODISTE :

La modiste, à la différence du chapelier, crée le chapeau comme un objet unique, en fonction du visage de la cliente, de la mode et de son goût artistique. Ses techniques et outils de travail sont fort différents de ceux du chapelier.

Le salon d’essayage de la modiste prend une place aussi importante que son atelier. Les matériaux employés peuvent être très variés : tissus, feutres, fleurs, plumes, voilettes...

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OUVRAGES DE RÉFÉRENCE

F " Le Chapeau : grand art et savoir-faire " - E. BOLOMIER, 1996 - (ouvrage de référence :160 p. + nombreuses illustrations couleur) – éditions SOMOGY

F " Cent Ans de Chapeaux, 1870-1970 " : un siècle d’évolution du chapeau masculin et féminin - E. BOLOMIER, 1993 - (64 p. + illustrations couleur originales), édition Musée du Chapeau

F " La Chapellerie à Chazelles-sur-Lyon, approche technique et historique " - E. BOLOMIER, 1987 - (50 p. + illustration N/B), édition Musée du Chapeau       (EN COURS DE RÉÉDITION)

Jean-Christophe SÉBERT, directeur                  
Eliane BOLOMIER, conservateur 
mchapeau@museeduchapeau.com                

             CONTACT : tél. 04 77 94 23 29             fax 04 77 54 27 75

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