Atelier-Musée du Chapeau Chazelles-sur-Lyon 42140
Les collections de l'ATELIER-MUSÉE s'enrichissent
Un atelier de dorure complet avec ses archives a été donné à l'atelier-musée de CHAZELLES-SUR-LYON par les héritiers de la maison HUET de NANCY, Madame Denise HUET et son frère BERNARD, que nous remercions vivement de ce geste qui permet de sauvegarder ainsi un savoir-faire important lié à l'activité de la chapellerie.
![]() dans l'atelier à NANCY Denise HUET Eliane BOLOMIER, conservateur Bernard HUET |
![]() Denise HUET présentant un "encapeur" avec sa charge de coiffes |
Il aura fallu trois journées à quatre personnes du musée pour assurer le démontage, transport et stockage de tout le matériel. La DRAC Rhône-Alpes a apporté son aide pour le financement de ce transport à hauteur de 60%, le reste à la charge de l'atelier-musée.
Il s'agit du dernier atelier complet de fabrication des coiffes et de dorure
pour fonds de coiffes et cuirs placés à l'intérieur du chapeau. Cette
fabrique, des années 1920, appartient à la famille HUET depuis 1925, date où
elle fut acquise par Jules et Emilie Huet. A partir de 1937, elle prend
l'enseigne "Huet Fils, successeur" puisque c'est le fils, Maximilien
et son épouse Suzanne qui vont tous deux assurer la direction et y
travailler jusqu'en 1985. Outre les bureaux, elle comporte alors deux ateliers, l'un réservé à la coupe des
coiffes avec scie à ruban, presse à découper, machines à coudre et l'autre
consacré à l'impression et à la dorure. La fabrique a occupé jusqu'à 36
salariés, essentiellement des femmes (coupe, piqûre, dorure, impression).
Quelques hommes faisaient fonctionner les machines. Dans les années 80, il ne
restait que 7 ou 8 personnes et la fermeture définitive est intervenue en 1985.
Les clients étaient français, italiens, allemands, belges.
La décolonisation a porté un coup terrible à l'entreprise qui, de ce fait, a
perdu le marché des casques coloniaux et chapeaux de brousse. Le travail a
été réorienté alors vers les coiffures féminines. On peut citer parmi les
clients chazellois: FLECHET, DESAGE, ECUYER et THOMAS, MORRETON ou à Saint
Symphorien sur Coise: PINAY, LOSTE, LOSTE/ROUSSELOT.
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Cette acquisition va permettre, dans le cadre du futur transfert de l'atelier-musée, la sauvegarde et la restitution de l'atelier pour une meilleure visualisation du processus de fabrication. Par ailleurs, un métier d'art en voie de disparition se trouve ainsi valorisé. Rappelons qu'il ne subsiste en France qu'un seul doreur ( à Chazelles-sur-Lyon).